Notre dantesque venue à la Foire du Livre de Bruxelles 2/3

L'intégralité de nos aventures de la Foire du Livre de Bruxelles se trouvent ici.

Dans la hâte, j'avais fait tomber la pile de livrets de mon crû. Le vent les poussa tous azimuts. Je me voyais comme un imbécile de chat courant après une balle magique ricochant de toutes parts, pour les récupérer. Après 30 secondes de course effrénée, je n'en pouvais plus. Pas moyen de reprendre mon souffle. Flitkov me donna un coup de pied au cul. La foire avait commencé depuis plus de 3 heures. Nous étions sacrément à la bourre. Il fallait se magner. 

Un éclair d'idée géniale me frappa une fois de plus. - N'est pas Einstein bas-de-gamme qui veut -.

- Laissons les feuilles par terre, Flitkov, ça fera de la pub gratos. 

- GRATOS ?

- Bah ouais, c'est le Chinois qui a payé finalement. 

- TOI PAS COMPRENDRE QUE NOUS AVOIR DETTES ! NOUS DÉJÀ MORT.

- La mort est inéluctable. Que cela soit aujourd'hui ou demain.

Je souriais sardoniquement. 

Flitkov n'apprécia pas cette réplique. Il me chopa par le col et me tapa à l'entrée de la foire. Une dame d'une cinquantaine d'années, d'un air intellectuel, donné par ses lunettes apposées sur le bout de son nez, nous accueilli froidement. 

- Messieurs. Qui dois-je annoncer ?

A ce moment critique. Nous nous devions d'en mettre plein la vue, notre entrée au salon en dépendait. J'utilisais mon plus beau français.

- Ô belle demoiselle. Après une longue épopée en des terres dévastées par de violents êtres machiavéliques.  Nous voilà, enfin, pied-à-terre, prêt à enivrer vos gens de nôtre belle plume. Je me prénomme Montishow, le défenseur des us et coutumes de notre richissime langue française. Vous ne me connaissez pas, bien sûr. Je fais partie des rébus de la littérature. Ma plume est tellement fine, qu'elle coupe et tranche sans vergogne, les pensées de notre société malade. Vous me devez gratitude et respect. Car oui, je vous fais l'immense honneur d'éclairer le morne atmosphère de votre salon commercial. 

- Commercial ? Vous êtes digne de mon indifférence la plus totale. Comment pouvez-vous mélanger la littérature avec le commerciale. Sauvez-vous, sombre idiot. Vous et votre gorille de foire n'avez pas votre place ici.

Je fis une moue déconcertée. Fis volte-face et tendis mon bras vers l'arrière. Le doigt d'honneur était aussi de la partie. Flitkov, lui, dans un style tout autre fit mine de l'égorger. 

Nous devions trouver une autre solution pour pénétrer le salon.




L'est dans de beaux draps ce connard de Montishow

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Attention à toi, les écureuils qui disent des conneries. Je les bouffe comme des chips bien croquants !